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Mieux connaître les acteurs du Hainaut !


Denis DucarmeNous consacrons pour le mois de juin, notre interview mensuelle à Denis DUCARME, Député Fédéral du Hainaut du Mouvement Réformateur.

Elu en 2003, Denis DUCARME a déjà pu faire à la Chambre de multiples démonstrations de la pugnacité de son engagement dans les matières relatives à la sécurité, à l’emploi et à la défense des indépendants.

Il consacre cette année une tournée de conférences à travers le Hainaut à la lutte contre l’extrême-droite. Phénomène qu’il juge particulièrement inquiétant en Province de Hainaut où les partis d’extrême-droite récoltent les meilleurs résultats pour la partie francophone du pays.

Il a bien voulu répondre à nos questions sur le thème de la sécurité.

HAINAUT.MR : Denis DUCARME, Député Fédéral du Hainaut, vous êtes membre de la Commission de l’Intérieur. Vous vous êtes fort impliqué au niveau des dossiers relatifs à la sécurité. La sécurité c’est votre priorité ?

Denis DUCARME : Absolument.
J’ai pu effectivement être actif en ce qui concerne le suivi de la Réforme des Polices, la sécurité dans les transport en commun, l’amélioration des services de pompiers, les questions relatives au terrorisme,…
La sécurité des personnes et des biens est en effet le pré-requis indispensable au développement harmonieux des activités économiques et sociales dans toute société. Sans celle-ci, rien n’est possible. La sécurité est la première condition de la sérénité pour les citoyens. Elle est une des conditions et une des garanties de notre liberté.
Aujourd’hui les statistiques nous révèlent une baisse générale de la criminalité, la tendance est bonne mais encore insuffisante.

HAINAUT.MR : La réforme des polices a donc porté ses fruits ?

Denis DUCARME : Oui, elle a effectivement amélioré nos conditions de sécurité et a rendu nos services de police mieux coordonnés, plus efficaces et aptes à intervenir plus rapidement. Tout n’est néanmoins pas parfait, il faut poursuivre l’effort.

HAINAUT.MR : Certains disent pourtant que ça va moins bien qu’avant !?

Denis DUCARME :
Je ne sais pas qui sont ces « certains » auxquels vous faites allusion mais ou ils se trompent ou ils mentent.
Le fonctionnement de nos forces de police s’est amélioré et les chiffres relatifs à la criminalité sont là pour marquer clairement la bonne évolution.
Il faut veiller à faire la distinction entre l’insécurité et le « sentiment d’insécurité ». Je suis convaincu que si on pouvait chiffrer ce second, il crèverait probablement les plafonds. La manière dont certains médias accentuent parfois les faits ne rend service à personne. En outre un certain nombre de bourgmestre de nos régions se prononcent en effet parfois dans un sens négatif concernant les résultats de la réforme des polices. Et ce particulièrement sur le plan des moyens financiers octroyés aux services de police. Là encore il faut que chacun soit replacé devant ses responsabilités et définissent ses priorités. Les communes sont libres de définir leur budget et d’attribuer davantage de moyens à la sécurité dans leur zone de police ou à la sécurité de manière générale sur le territoire de leur commune.

HAINAUT.MR : Denis DUCARME, pour conclure, quelles sont vos priorités à moyen terme pour une meilleure politique de sécurité ?


Denis DUCARME :
Elles sont nombreuses. Mais je vais me recentrer sur quatre d’entre elles :

1. Il faut encore davantage de policiers dans nos rues, il faut donc continuer à recruter et à sensibiliser les jeunes aux avantages de la fonction. Pour avoir davantage de policiers dans nos rues, il faut naturellement les aider à sortir de leurs bureaux et les soulager de la paperasse en confiant celle-ci aussi largement que possible à un personnel civil qualifié.
2. Il faut que la justice soit plus rapide et plus stricte à l’égard des multirécidivistes en ce compris les jeunes. Les citoyens, légitimement, demande que la société soit protégée des individus dangereux.
3. Il faut mener à bien la réforme des services d’incendie et d’urgence. Elle ne sera pas facile à mener. Elle devra voir rencontrer les besoins des services tant sur le plan de la mobilisation des moyens qu’en ce qui concerne la réforme structurelle.
4. Il faut poursuivre une action politique globale visant à aborder de front l’ensemble des problématiques relatives à l’insécurité tout en informant le plus largement la population des réformes précises qui concrétise l’amélioration des conditions de sécurité. C’est un de nos meilleurs leviers d’action pour lutter contre l’extrême droite qui travestit les faits et surfe sur le sentiment d’insécurité pour attiser les peurs et remettre en question la confiance que les citoyens ont en l’Etat et dans sa capacité à résoudre cette problématique.



Jean-Jacques FLAHAUX (Août 2008)

Consultez nos interviews précédentes :

Olivier CHASTEL (octobre 2006)
Gérald MOORTGAT (février 2006)

Maxime DAYE (décembre 2005)
Véronique CORNET (septembre 2005)
Denis DUCARME (juin 2005)
Chantal BERTOUILLE (mai 2005)
Philippe FONTAINE (avril 2005)
Jacqueline GALANT (mars 2005)
Richard MILLER (février 2005)
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Média associé :: Olivier Chastel :: Mouvement Réformateur



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