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Jacqueline GALANTNée à Mons le 18 mars 1974, Jacqueline Galant est diplômée en Sciences Politiques et Administratives des Fucam.

Jacqueline Galant est entrée très jeune dans l’arène politique, plaçant ses pas dans ceux de son père, bourgmestre de Jurbise durant 18 ans. Elle fut ensuite conseillère auprès du Vice-Premier Ministre et ministre des Affaires Etrangères, Louis Michel.

Elue Bourgmestre de Jurbise en 2001, puis Députée fédérale en 2003, elle a été élue Présidente de la Fédération MR d’Arrondissement de Mons-Borinage en novembre 2004, et depuis le 24 février dernier, préside aux destinées de la Zone de Police Sylle et Dendre.

HAINAUT.MR : N’est-il pas plus difficile pour une femme de s’imposer en politique ?


JAQUELINE GALANT : Je crois au contraire que c’est une force. Je remarque que l’on me respecte énormément et ce également dans les rangs des autres partis. On respecte mes idées. Bien sûr, certains esprits plus réfractaires considèrent toujours que l’opinion féminine a moins de poids que celui de mes confrères. Mais je crois être parvenue à démontrer que j’étais une femme de caractère, que je savais ce que je voulais et que je ne supportais pas qu’on tente de me grimper sur la tête.

HAINAUT.MR : Que penser de la volonté d’imposer la parité sur les listes électorales ?

JAQUELINE GALANT : J’estime cette volonté quelque peu inadéquate. Cette obligation risque d’induire la passivité électorale. Former les listes va ainsi se jouer comme à la loterie pour obtenir les fameux quotas, auxquels je m’oppose formellement. On va ainsi solliciter des femmes qui n’ont pas spécialement envie d’entrer dans l’arène, qui n’ont pas le temps et la disponibilité nécessaire et surtout qui se porteront candidate par obligation, non par motivation.

Je sais combien le métier de politicienne est un investissement en temps. Le conseil communal de Jurbise compte sept femmes et le conseil du CPAS jurbisien deux. Je suis heureuse de pouvoir m’appuyer sur ces épaules féminines qui apportent dans ces deux conseils une vision très différente de leurs homologues masculins. Mais j’estime qu’imposer cette parité va à l’encontre du mouvement égalitaire souhaité. Ce n’est pas en imposant qu’on suscitera la motivation. A moins qu’on pose une réflexion commune pour donner plus de possibilités aux mandataires féminines pour concilier vie professionnelle et vie privée…

HAINAUT.MR : En tant que nouvelle présidente de l’arrondissement de Mons-Borinage, quels sont vos défis et vos souhaits ?

JAQUELINE GALANT : Les défis sont nombreux. Parmi ceux-ci, celui de conserver la présence du MR dans les majorités actuelles et tenter de faire progresser le MR sur notre arrondissement. Ce ne sera certes pas facile car nous évoluons dans une région particulièrement rouge…

HAINAUT.MR : Comment comptez-vous dynamiser le MR dans la région et quel serait votre message aux élus et membres du mouvement ?

JAQUELINE GALANT : Je compte assurer un lien plus étroit avec la population mais aussi avec l’ensemble des membres. Je crois qu’en donnant plus de visibilité au MR, et ce dans la perspective des élections communales de 2006, nous arriverons à gagner des électeurs. Quand j’ai posé ma candidature pour la présidence de l’arrondissement, j’ai souhaité assumer les responsabilités et les partager. J’encourage les mandataires mais aussi les futurs candidats à communiquer. Je suis quelqu’un de disponible et je crois que c’est en partageant des idées que l’on parvient à grandir.

HAINAUT.MR : Comment comptez-vous préparer les mandataires de la région aux prochaines élections communales ? Quant à vous, quelle sera votre ligne de conduite ?

JAQUELINE GALANT : Depuis que j’ai accédé à la présidence de l’arrondissement de Mons-Borinage, j’ai déjà instauré des formations spécifiquement dédiées aux mandataires déjà en place afin qu’ils puissent exercer de manière consciente leur mandat. J’en ferai de même pour ceux qui entreront dans l’arène politique à l’issue du prochain scrutin.

En ce qui me concerne, je prépare les élections depuis pas mal de temps déjà, à vrai dire au lendemain du scrutin précédent. J’essaie d’être très disponible pour l’arrondissement mais aussi et surtout pour mes citoyens jurbisiens. C’est impératif pour une bourgmestre que d’être à l’écoute des citoyens. La proximité devrait être la priorité de tous les mandataires à quelque niveau qu’il soit.

HAINAUT.MR : Comment gérez-vous le fait d’être Députée-Bourgmestre dans un arrondissement rouge ?

JAQUELINE GALANT : En règle générale, les rapports avec mes « rivaux » politiques se passent plutôt bien. C’est vrai qu’en période de campagne électorale, un climat plus tendu s’installe. Mais c’est de bonne guerre. En autre temps, le climat est assez serein et on ne se tire pas dans les pattes. Mon ambition est évidemment de faire grimper les scores de notre Mouvement dans cet arrondissement qui depuis trop longtemps baigne dans le pourpre… Et c’est dans ce sens que j’axe mon travail aux différents niveaux de pouvoirs auxquels j’accède.

Je tiens à préciser que je suis la Bourgmestre de tous les citoyens de ma commune. J’ai la chance d’être entourée d’une équipe soudée et dynamique. Nous nous présentons sous le sigle de la Liste du Bourgmestre (LB) afin d’accueillir et de refléter au maximum les sensibilités de chacun.

HAINAUT.MR : Depuis les dernières élections, le MR est tombé dans l’opposition à la Région. Mais il reste dans la majorité au niveau fédéral. Une situation difficile à vivre au quotidien, pour vous qui êtes à la fois députée et bourgmestre ?

JAQUELINE GALANT : Il s’agit de deux sphères différentes. Je crois que les gens ont tendance à tout confondre et à penser que notre Mouvement est partout dans l’opposition. Mais le MR a toujours son mot à dire au niveau fédéral avec des ministres qui gèrent des matières importantes : les finances, la coopération au développement, les PME, les indépendants, la famille… Et j’espère de tout cœur qu’il sera à nouveau présent à la Région et à la Communauté française lors du prochain scrutin ! Je suis en tout cas convaincue que ce petit recul est une phase d’attente avant de passer avec brio les obstacles et de nous imposer partout. Il suffit d’être encore plus présents sur le terrain, et ce pas uniquement en période électorale !



Jean-Jacques FLAHAUX (Août 2008)

Consultez nos interviews précédentes :

Olivier CHASTEL (octobre 2006)
Gérald MOORTGAT (février 2006)

Maxime DAYE (décembre 2005)
Véronique CORNET (septembre 2005)
Denis DUCARME (juin 2005)
Chantal BERTOUILLE (mai 2005)
Philippe FONTAINE (avril 2005)
Jacqueline GALANT (mars 2005)
Richard MILLER (février 2005)
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Média associé :: Olivier Chastel :: Mouvement Réformateur



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